Montage de la yourte : le grand jour

Le grand jour est arrivé, le jour du montage. Beaucoup de monde ce jour-là à nous prêter main forte :

Brigitte, Jean-Yves, Françoise, Hervé, Emmanuelle, Sergio, Marina, Florian G, Florian J, Fanny, Julie, Édith, Geoffrey, Élise, Nicolas G, Mélanie, François, Carole, Jean-Marie, Aurélie, Anne-Laure, Laurent, Chantal, Roland, Annie, Pascal, Patrick, Sylvie, Franck, Alice, Benjamin, Alexandra, Nicolas T, Louisa, Sylvain un grand, que dis-je, un immense ou mieux, un pachydermique MERCI pour cette magnifique journée de montage. Merci à chacun de vos bras pour tous ce qu’ils ont porté, à chacun de vos doigts pour tout ce qu’ils ont noué et à votre générosité pour tout ce qu’elle nous a donné.

Portes & murs

On apporte toute la charpente au centre (couronne, perches de toits, poteaux) afin que tout soit accessible facilement quand les murs seront montés. Ensuite on commence par poser les portes, les murs puis la corde de compression.

On en a aussi profité pour apporter le poêlito dans la yourte (pas une mince affaire) :
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A 8, on était pas de trop…

Couronne & perches

Assemblage des poteaux sur la couronne

Habillage mur

Au premier montage le mur est d’un seul tenant. Ayant 2 ouvertures il a fallu découper le mur et ce, pour toutes les couches (toile déco, isolant, toile extérieure)

Toile de décoration

Cette belle toile déco en drap recyclé.

Isolation

Par ici les 12 cm de laine de mouton. La belle surprise : un petit trou de souris dans un ballot de laine… Elles n’ont pas traîné…

Toile extérieure

Accrochée sur la corde de compression, la seule difficulté réside dans la jonction entre les portes et les murs qui se fait en enroulant le surplus autour d’une baguette de bois maintenue plaquée sur la porte par 2 cordes faisant le tour de la yourte.

Habillage du toit

Toile de décoration

Très simple, juste à déplier et hop :

Isolation

4 ballots de laine de mouton préalablement assemblé en quart constitue l’isolation de notre toit.

Toile extérieure

Très rapide, on déplie, on bascule et on serre le galon… trop facile !

Le dôme provisoire

Note dôme en plexiglas n’étant pas prêt nous avons une bâche transparente sur la couronne pour voir quand même les étoiles…

L’équipe de montage

Certain était déjà partis, mais une bonne partie était présente pour la photo de fin de chantier :

Retours

Je met à disposition notre « todo 1er montage » pour ne rien oublier… Elle est spécifique à notre yourte mais peut servir de bonne base pour une autre…

Nous avons quand même eu un problème durant le montage. Les poteaux ne se sont pas levés quand nous avons mis les perches de toit. Ce qui aurait dû être le cas. Pourtant nous avions mis la même tension dans la corde de compression que durant notre montage test. Nous avons continué ainsi, et fini par couper les poteaux. Après calcul, ça a eu pour effet de diminuer notre pente de toit à ~25° (27 à l’origine) mais la structure est toujours auto-portante (les yourtes mongoles ont une pente de 23°…). Il aurait cependant été préférable de retirer les perches, en laisser 6 et augmenter la tension de la corde de compression jusqu’à lever de quelques centimètre les poteaux.

Nous avons aussi monté les toiles de murs un peut haut mais c’est largement rattrapable à posteriori.

Merci à Laurent & Brigitte pour les souvenirs photographiques

Merci à Marion pour la relecture

Chauffer sa yourte en construisant un Poêlito (poêle type Rocket Stove)

poelito__poele-type-rocket-pour-yourteModification 02/2016 : peinture, amélioration du bouchon de cendrier & vidéo de la première flambée

La yourte a bien des avantages, mais elle a aussi l’inconvénient de ne pas avoir d’inertie, et ça pour le confort thermique c’est quand même appréciable… L’inertie/la masse permet aussi de ne pas avoir à maintenir un feu permanent, une flambée pendant 2 heures & hop 12 heures de chaleur sans feu (et donc sans risque d’incendie, pour la nuit c’est sécurisant…) Après moult recherches pour corriger ce problème, le poêlito s’est offert à moi. J’ai décidé de me lancer dans sa construction. Il s’agit d’un poêle à bois du type Rocket Stove semi-démontable & conçu pour les habitats légers.

Le chauffage au bois est la meilleure solution dans mon contexte :

  • Matière première abondante localement (La France possède une grande superficie de forêt, il faut quand même bien les gérer…) ;
  • Ressource renouvelable ;
  • Peu de pollution si l’appareil est performant (bonne combustion) ;

Le poêlito est semi-démontable car toute la partie haute du bidon est rempli de sable. Celui-ci est là pour ajouter de la masse tout en étant potentiellement laissé sur place pour un déménagement, ce qui le soulage d’environ 100Kg (celui-ci pèse 250Kg chargé)

Vital BIES a conçu le poêlito, c’est un maçon poêlier professionnel qui a notamment coécrit Poêles à accumulation chez terre vivante. Il propose à travers l’association des2mains, des stages (calendrier) de construction du poêlito.

Un manuel de construction très bien détaillé à été rédigé pour la construction du poêlito (sur le site des2mains)  ! Cet article n’a pas pour but de ré-écrire le manuel, mais d’y apporter une modeste expérience, du complément… Si vous voulez en construire un, lisez le manuel.

Mon poêlito, un Pito 200

Fournitures / matériaux

J’avais largement sous estimé le temps que ça allait me prendre. C’est une étape à bien anticiper avant le début de la construction (~1mois).

  • Vermiculite récup’ laboratoire (ça sert de protection dans le transport). Sinon en animalerie c’est utilisé pour les reptiles. Le prix au kilo est plus élevé mais les conditionnements sont plus raisonnables pour la construction d’un poêlito (ça évite d’en acheter 100L alors qu’il n’en faut que 10L)
  • Chamotte réfractaire 0-5 : C’est ce qui a été le plus long. Si vous habitez dans le sud c’est plutôt simple, mais par chez moi c’est très compliqué. La livraison est plus coûteuse que la matière, il faut donc mutualiser… Personnellement j’ai trouvé à mutualiser une commande avec une fonderie près de chez moi. Un artisan poêlier était aussi volontaire. Sinon il faut regarder du côté des briqueteries autour de chez vous.
  • Tube en carton 100, 130, 150 : Les tube de 60, 80 ça se trouve facilement. C’est standard pour l’expédition postale. J’ai récupéré un tube de 100 mais loin sans peine.  Pour le reste je n’ai pas réussi à trouvé en récup’ ou en pas cher. Parce qu’a partir de ce diamètre c’est des tubes de coffrage et un tube de coffrage 150 c’est très vite 50€. Par contre des cartons plats j’en trouve en pagaille. L’idée a donc été de partir de tubes de 60 ou 80 pour avoir une structure ronde sur laquelle s’appuyer et d’enrouler des cartons autour jusqu’à arriver au diamètre désiré. C’est plus long mais c’est plus économique et on m’aurait soufflé cette idée plus tôt, j’aurais aussi économisé du temps de recherche… A certains endroits, j’ai utilisé un tube PVC de 100 qui traînait dans le jardin que j’ai enroulé d’un papier cartonné pour pouvoir le faire glisser une fois le béton coulé. Évidement ça ne fonctionne qu’aux endroits accessibles du coffrage.
  • Vitre vitrocéramique : Rien a voir avec le verre posé sur une plaque vitrocéramique apparemment (des dires d’une miroiterie). Il s’agit plutôt d’un verre de porte de poêle. Ça coûte cher en neuf mais j’ai réussi a en trouver d’occasion. Il faut le prendre au minimum de 4mm d’épaisseur, c’est donc difficile (impossible ?) à découper au diamant pour un novice comme moi. L’alternative est la plaque en fonte mais l’idée d’avoir vue sur la flamme me plaisait bien…

Pour connaître les quantités de vermiculite, chamotte & ciment, le calcule est long et fastidieux. J’ai fais un petit tableur que vous pouvez ajuster / modifier pour votre poêlito :

La conception

Le bidon est récupéré chez un garagiste. C’est l’endroit où tout va se jouer, je l’ai bichonné. C’est un bidon de 200L de diamètre ~60cm. Il faut le décaper afin d’éviter toute émanation de peinture.

Usinage du bidon à la scie sauteuse, évacuation des fumées et cendrier :

Le bouchon de l’entrée de bois avec sa petite poignée en bambou :

Le bouchon du cendrier est plus travaillé, avec une petite ouverture pour gérer l’arrivé d’aire :

Fabrication du coffrage d’évacuation de fumé en carton. Comme dit plus haut, j’ai utilisé des tubes de PVC aux endroits accessibles après la coulée et j’ai roulé du carton plat pour arriver au diamètre souhaité :

Découper un tube pour lui faire faire doucement un angle de 90° c’était pas si simple. On a essayé avec des cosinus et d’autres formules mathématiques barbares sans succès. On est passé à une méthode plus triviale : on a dessiné sur papier puis placé le tube au dessus du papier et tracé la découpe à l’aide du laser de la scie sauteuse :

Et voilà l’assemblage des deux coffrages ‘hors bidon » une fois cellophanés :

Nouveau décapage & usinage d’un bidon de diamètre 350mm pour la cloche :

Test de l’ensemble dans le bidon, j’en profite pour percer le fond du bidon et passer les fils de fer qui maintiendront le coffrage à sa place pendant la coulée du béton réfractaire.

Évacuation du sable :

J’avais besoin de tester le béton isolant. C’est passé par la fabrication de 4 pieds pour le poêle. Ils seront placés sous le poêlio afin de laisser une lame d’aire entre le sol et le bidon. J’ai bien fait de faire un test. Celui-ci m’a permis de me rendre compte que je ne tassais pas suffisamment…

Après apprentissage des erreurs, la première « vraie » coulée, du fond du bidon avec un béton isolant sur 3cm (vermiculite + ciment fondu) :

DSC027712ème coulée, de fond de bidon avec 3cm de béton réfractaire (chamotte + ciment fondu). Le constat c’est que la prise est très rapide. Il va falloir se méfier pour la grosse coulée.

Préparation des réservations de sable. Celles-ci permettent une économie de béton réfractaire et permettent l’évacuation du sable par gravité.  J’en ai profité pour ajouter des cales pour maintenir des écartements entres les différents éléments (3cm de béton minimum partout pour que la structure tienne)

La grosse coulée ! Là ça rigole plus, 90Kg de chamotte réfractaire à passer, 35Kg de ciment… Jonathan, de l’association APALA est venu me prêter main forte pour l’occasion, merci à lui. J’avais acheté un embout malaxeur mais ça faisait trop chauffer la perceuse et la prise est trop rapide pour faire de grosse quantité. Donc on a d’abord mélangé tout le sec (chamotte & ciment) dans une poubelle et on mettait dans la gamate au fur et à mesure avec l’eau. On était 2, un au mélange, l’autre à tasser. C’était pas de trop, on y a bien passé 3 heures.

Pour la vitre vitrocéramique, je ne me suis pas risqué à la découpe vu le prix. Pour faire le plan j’ai tout assemblé et fait une maquette en carton de celle-ci pour être sûr + un plan détaillé sur sketchup© ci-après (attention peut être à ré-adapter à votre poêlito) :

Note : A l’heure où j’écris, cette partie n’est pas détaillée dans le manuel.

J’ai demandé à une miroiterie, c’est ~75€ la découpe sans garantie de réussite (si ça casse c’est pour ma pomme) j’ai donc joué la carte réseau et un ami de mon père s’est dévoué. Toujours sans garantie de succès, mais là c’était gratuit.

Sortie coffrage. A cet étape je me suis aperçu que l’idée des tubes de PVC (même bien entouré) n’était pas la meilleure idée du monde. En effet la poussée du béton est telle que le PVC était bien coincé. J’ai dû faire une petite flambée (2 bouts de papier, cagette) pour le ramollir puis l’extraire.

Coulée du tube de remontée de flammes. Cette coulée se fera en béton isolé (vermiculite). L’espace entre le haut de la remontée et la vitre ne doit pas créer d’étranglement mais il doit être maximisé pour éviter des inversions de tirage. Pour calculer l’espace (ici la hauteur) à laisser il faut procéder comme suite :

Notre diamètre est de 100mm, nous cherchons h, la hauteur :

L’espace (hauteur) minimum entre la fin du tube de remontée de flamme et la vitre doit être d’au moins 25mm. J’ai mis 35…

Moule en carton et béton isolé :

La plaque fond de cendrier a été réalisé par mon père qui avait une plaque de fonte type égout à découper. Elle permet de bien faire circuler l’air :

Découpe cloche et alimentation en bois :

Découpe couvercle :

Peinture :

Assemblage

Y’a plus qu’a…

Il reste à coller les assemblages avec du mortier terre & à remplir de sables mais étant donné qu’il va déménager avant d’être utilisé je ne vais pas le faire maintenant.

Fin

Et voilà le beau bébé :

Premier test

Le coût

En euro : hors coût d’évacuation des fumées & matériel que je n’avais pas, je m’en suis sorti pour 273€ (+30€ de peinture, parce que c’est plus joli et que ça protégera le bidon de la rouille). Il est annoncé entre 270€ et 340€, je suis dans les clous. Plus de détails :

En temps : aucune idée mais pas mal quand même. En m’en occupant de temps en temps (à l’envie) le soir, week-end il s’est passé 3 mois entre la compréhension/l’étude du manuel, la recherche de matériaux, la construction & la première flambée.

Conclusion

Je ne vais pas faire de conclusion sur son utilisation, n’ayant pas de recul sur celle-ci (ça viendra et je tâcherai d’en faire un billet). Globalement je suis satisfait & c’était plaisant, les solutions succédaient plutôt rapidement les problèmes. J’ai appris beaucoup car je n’avais jamais vraiment fait de béton seul ni même trop travaillé le métal. La partie « béton » n’a quand même pas été une partie de rigolade, en effet travailler protégé/masqué n’est pas dans mes habitudes.

Merci à Marion pour la relecture.

Auto-construire & vivre en yourte

Yourte de la frenaie
Yourte de lafrenaie.org

Une yourte ou iourte est l’habitat traditionnel (tente avec une ossature démontable en bois recouvert de feutre) de nombreux nomades vivant en Asie centrale, notamment les mongols et turkmènes. [1]

L’habitat c’est important à mon sens, c’est une sorte de seconde peau. Après m’être formé sur la construction paille, après plusieurs chantiers participatifs… Il n’était pas encore temps pour moi de me lancer dans la construction « en dur ». La yourte m’a semblé une bonne première étape à mon projet de vie pour différentes raisons :

  • Sa mobilité : la yourte est démontable, ce qui est confortable pour moi qui n’arrive pas à me dire que je vais vivre ici ou là pour les 6, 9, 12, 40 ans à venir ;
  • Son confort : le rond je trouve ça agréable, regardons autour de nous, la nature ne fait pas de carré, c’est l’homme qui à créé ça ;
  • Sa rapidité / simplicité de mise en œuvre : quelques semaines suffisent
  • Son faible coût ;

Ceci étant dit, j’annonce tout de suite les défauts inhérents au mode de vie en Yourte :

  • Son manque d’inertie thermique (à ne pas confondre avec l’isolation thermique [2] [3]). De ce fait, la yourte est très facile à chauffer l’hiver mais se refroidit dès que le poêle est éteint. On peut pallier partiellement à ce problème en hiver avec un bon poêle de masse et en été grâce à une bonne aération (ouverture du dôme + porte). Un conseil qui m’a été donné, c’est de mettre des briques de terre cuite partout ou c’est possible ;
  • Son manque de cadre juridique en France : le yourte n’a pas une bonne image en France, il est très (trop) compliqué de s’installer dans une parfaite légalité (j’en parle plus loin) ;

Se documenter

Les Yourtes « traditionnelles » (type mongole) ne sont pas adaptées à nos climats. L’import d’une Yourte mongole n’est donc pas un gage de longévité (au contraire).

La législation

Globalement, en France, la yourte n’est pas la bienvenue. D’ailleurs tout ce qui s’approche de prêt ou de loin au nomadisme ne l’est pas dans une société ou la propriété est encouragée (foncière, intellectuelle).

Une asso pour toutes les questions précises : HALEM

Permis de construire mais RT2012logo rt2012

Le seul moyen d’être serein sur le long terme c’est de déposer un permis de construire pour sa Yourte. On perd du coup le côté nomade et si jamais le Maire accepte de délivrer le permis de construire (c’est pas gagné), il faudra respecter la RT2012. C’est possible mais je trouve que la Yourte perd tout son sens. Les sections de bois sont dignes d’une charpente, il faut scotcher toutes les toiles, il faut un semi remorque pour la déplacer (là ou une yourte contemporaine égale en taille ne nécessite que 30 mètres cubes)… Du coup le côté nomade est définitivement perdu. A ce compte là, je ne vois même plus l’intérêt d’une yourte, autant faire une petite maison en bois.

Sans RT2012 alors ?

Personnellement je suis parti là dessus, c’est moins contraignant et c’est plus dans l’idée que je me suis faite de la vie en yourte. Mais c’est moins sécurisant. Après contact avec l’association HALEM, de nombreux procès sont engagés contre des « yourteux » en France, j’en ai beaucoup entendu :

  • S’installer chez un copain, le maire est un ami, mais voilà le maire change… celui d’après demande l’expulsion ;
  • S’installer chez soi, le maire est à l’apéro tous les dimanches, les voisins aussi jusqu’au jour ou le maire reçoit des pressions du préfet pour le démontage ;

Et ça, c’est dans le cas ou on à un copain Maire (personnellement, j’en ai pas).

Dans toutes les histoires de « yourteux » expulsés qu’on m’a contées jusqu’à présent, c’était soit de la délation venant du voisinage ; soit le maire, soit le préfet qui exerçait une pression sur le maire pour que la yourte soit retirée.

Donc vivons heureux, vivons cachés ?

Oui malheureusement, j’en suis là. Même si cette idée me rebute encore profondément. Quelles sont ces lois injustes qui m’empêchent de vivre « en accord avec mes convictions ». En quoi mon voisin, mon préfet, peut me retirer cette liberté tant que je n’empiète pas sur la sienne ? Mon but n’est pas d’échapper à la taxe d’habitation, la taxe foncière, je suis même volontaire pour la payer si on satisfait mon besoin de paix et j’estime ne pas nuire à mon voisin en adoptant ce mode de vie. Je préserve même l’environnement en n’ayant aucune emprise au sol, et en ayant construit mon habitat avec des matériaux écologiquement plus viables que la maison Bouygues©. Avant d’être légale, la yourte est légitime voire même exemplaire.

Quelques zones grises

Des zones « grises » dans la législation Française sont à exploiter :

  • Rénovation : acheter une ruine sur un joli lopin de terre, déposer un permis de construire pour la rénovation. Cette démarche vous permet de poser un habitat temporaire de chantier (la yourte). Vous avez 2 ans pour commencer votre chantier sinon le permis est caduc mais vous n’avez pas de limite de fin de chantier. Si on vient vous embêter, il faut pouvoir prouver que vous avancez sur votre chantier… doucement… doucement…  Cette information m’a été confirmée par 2 constructeurs de yourtes. Par contre, si vous allez voir une mairie pas très ouverte, il y a des chances pour qu’elle vous dise « 1 an pas plus pour l’habitat temporaire » (ça m’est arrivé). Je pense que c’est une limite sans fondement juridique mais bon après c’est toujours s’exposer…
  • Camping à la ferme : les agriculteurs ont quelques facilités à pouvoir poser des habitats légers sans trop de contraintes. La limite est de 6 habitats et 20 personnes sur le site et seulement pour 6mois. Des mairies tolèrent des expérimentations à l’année. [4] [5]

Aide / mutualisation

Je suis bricoleur mais pas suffisamment téméraire pour m’improviser constructeur de yourte. J’ai rencontré plusieurs personnes l’ayant fait, et beaucoup sont passées (au moins pour la 1ère) par un organisme qui les a aidées. Il y a en a un peu partout en France. Personnellement je suis dans le grand ouest et j’ai retenu :

  • fabriquersayourte.fr Yourte 100% récup’ vraiment pas cher, il organise des stages de construction mais ne satisferait pas mon besoin de performance ;
  • YourtEco : Entreprise qui accompagne les auto-constructeurs (location atelier, achat matériaux). Procédé constructif bien abouti, met l’accent sur les finitions et la performance. Leur principale activité reste la construction et non l’accompagnement des auto-constructeurs ;
  • La Frenaie : Coopérative qui accompagne les auto-constructeurs (location atelier, achat matériaux). Démarche écologique forte, récup’ de drap en blanchisserie pour la toile intérieure, utilisation du bois du marais local pour les perches… Pousse vers l’autonomie de la yourte en partenariat avec l’atelier du soleil et du vent

C’est vers ce dernier que je me suis tourné.

Choix des matériaux

Yourte.net nous explique ses choix sur les matériaux ici.

Toile extérieure

Deux grands choix possibles : le coton ou l’acrylique – les prix sont identiques ;

  • Le coton : facile à travailler avec des machines à coudre classiques mais durée de vie ~2 ans
  • L’acrylique : complexe à travailler (pas le droit à l’erreur) difficile donc pour l’auto-constructeur mais une durée de vie de ~10ans. Et de nombreuses couleurs au choix

Même si l’acrylique est un produit dérivé du pétrole il me semble plus judicieux pour moi de l’adopter du fait de sa durée de vie plus longue. D’autant que la filière du coton semble plutôt décriée (OGM, manque de traçabilité [6])

Toile intérieure

De la récupération de draps convient très bien pour la toile intérieure. Celle-ci n’a pour fonction que de maintenir l’isolant.

L’isolation

L’isolation est importante, le mode de vie en yourte me semble cohérent, mais il le serait moins pour moi avec 2cm de feutrine (souvent le cas). J’ai choisi une isolation en laine de mouton (traitée aux huiles essentielles) proposée par la frênaie en 12cm.

Les ouvertures

Il est indispensable d’avoir au minimum 2 ouvertures dans une yourte afin de pouvoir l’aérer en été.

Les perches

Pour les perches de toit & de mur, j’ai choisi le bois de frêne, construisant ma yourte dans le Marais poitevin. La Frênaie à, sur cet aspect, une démarche remarquable.

Le frêne est l’essence emblématique du terroir du Marais poitevin. Notre démarche de récolte se veut exemplaire en terme de gestion de boisement et de biodiversité. Travailler avec des baliveaux écorcés donne un cachet très rustique et une garantie des structures solides. Nous appliquons sur ses ossatures un traitement à base d’huile de lin. [la suite]

Le bambou est aussi une très bonne option, quasi gratuit et en abondance.

Plancher

Les planchers caissons assemblés (avec souvent un isolent en vrac) en part de camembert sont séduisants par leur simplicité de démontage. Mais je suis dubitatif sur la tenue dans le temps. Le bois travaillant, la jonction entre les différents morceau du camembert est importante pour assurer une bonne étanchéité à l’aire. De plus, il y a assurément un pond thermique à chaque extrémité de caisson

Source fabriquersayourte.fr
Exemple de plancher camembert. Source : fabriquersayourte.fr

La proposition de la Frênaie me semble plus pertinente car offrant une continuité d’isolant (plaque de liège). Donc pas de pond thermique et pas de problème avec le bois qui travail dans le temps. Le liège étant un bon isolant résistant à la compression il n’y a pas de problème pour s’en servir en plancher. J’ai opté pour 400mm de liège dans mon plancher.

source : lafrenaie.org
Source : lafrenaie.org

Le poêle

Le Poêlito
Le Poêlito

Il est important de bien dimensionner son poêle en fonction de sa yourte pour ne pas avoir de surchauffe en hiver mais aussi pour avoir une bonne combustion (un poêle en sous régime n’est pas une bonne chose pour notre mère la terre)

Le poêlito me semble être une bonne solution pour la yourte car :

  • Il est facilement auto-constructible (stage proposé / guide d’auto-construction) ;
  • C’est basé sur le principe du rocket stove (donc éprouvé, rendement à 70%)
  • Faible coût de construction ;
  • Il apporte de la masse (de l’inertie) là ou la yourte en manque, et donc améliore le confort thermique de celle-ci ;
  • Il est semi-démontable : la masse (du sable stocké dans le haut du bidon), peut être laissé sur place, et le bidon déplacé plus facilement. Ce qui est commode pour un habitat démontable ;

Sur l’évacuation des fumées / la sortie de poêle, il y a deux écoles et j’ai entendu tout et son contraire.

  • Sortie par le dôme central :
    • Avantage : meilleur diffusion de la chaleur car le poêle est au centre. C’est solide car pas trop de prise au vent,
    • Inconvénient : occupation de l’espace central, certain rapporte qu’il y a des retombées de cendre incandescentes sur la toile et donc des risques d’incendie. J’ai eu des témoignage rapportant des trous dans la toile extérieure. Apparemment si on respecte une certaine longueur de cheminée, ces arguments ne tiennent plus ;
  • Sortie par un mur :
    • Avantage : libère l’espace central et minimise le risque d’incendie si la sortie est placée « dans le sens du vent » (exemple si le vent dominant est Ouest, placer la cheminer au Nord),
    • Inconvénient : on chauffe beaucoup les oiseaux, le tuyaux d’évacuation encore chaud part directement dehors. Il faut haubaner solidement l’évacuation (prise au vent conséquente) ;
  • Sortie par le toit : très complexe à mettre en œuvre.

J’ai choisi une évacuation par le dôme, pour maximiser la chauffe. Je prévois de déplacer le poêle du centre de la yourte durant la période estivale où il n’est pas nécessaire.

Le prix

Pour une Yourte 4 saisons auto-construite de 7m de diamètre (soit 40m²) en neuf, le prix varie entre ~5000€ & ~16 000€ selon votre degré de récup’ de matériaux et d’auto-construction.

Notes

  1. fr.wikipedia.org/wiki/Yourte
  2. conseils-thermiques.org
  3. www.toutsurlisolation.com
  4. www.agriculturepaysanne.org
  5. legislationmobilhome.wordpress.com
  6. yourtes.net

Merci à Marion pour la relecture.

Le planisphère « Planète terre » : alternatif, renversant…

Je ne sais pas vous mais personnellement, j’ai toujours pensé que la Russie était plus grande que le continent Africain. Cette croyance était due à la représentation du monde à plat la plus courante que ce soit dans les manuels d’histoire géographie ou en poster dans mes toilettes. Il s’agit de la projection de Mercator. Cette projection est très pratique pour naviguer mais peut-être pas la meilleure pour se représenter le monde… En fait la Russie à une superficie de 17 millions de km² et l’Afrique 30 millions km²… C’est seulement à mes 28 ans & à la suite de la conférence gesticulée d’Alexis Lecointe que j’ai découvert cette nouvelle vision du monde (qui me semble plus juste) :

Le planisphère "Planète terre" de Gérad Onesta
Le planisphère « Planète terre » de Gérad Onesta

Les grosses différences avec Mercator :

  • Projection : conserve les rapports de surface entre les masses continentales (mais ne garde pas les formes, ce qui donne un aspect allongé, étiré en hauteur) ;
  • Limites : zones naturelles (formations végétales) et non frontières étatiques ;
  • Humains : nom des peuples et non des états même si c’est incomplet : la richesse humaine dans ce domaine ne pouvant être représentée sur un morceau de papier, d’autant que les peuples se mélangent, voyagent, et l’imbrication des humains rend presque impossible la définition de limites claires et figées ;
  • Rose des vents : Sud vers le haut. Le Nord n’est ni en haut ni en bas, il est au Nord…  Il n’est donc pas à l’envers ça n’est qu’une convention ;

La page Wikipedia de « Planisphère » nous indique :

Les planisphères ne représentent pas uniquement une surface physique mais sont souvent au centre d’enjeux géostratégiques. Ils représentent la vision de l’auteur et ne sont donc pas seulement issus d’une technique de représentation géométrique ; ils peuvent alimenter autant les intérêts de la représentation politique et peuvent être des moyens de propagande

Le planisphère alternatif de Gérard Onesta nous invite, par ses conventions inhabituelles, à faire un pas de côté pour voir quelles mécaniques et logiques de domination peut véhiculer quelque chose d’aussi habituel et apparemment inoffensif qu’un planisphère. La domination de l’Afrique par l’Europe par exemple, en choisissant une représentation où elle se trouve plus petite et « sous » nous.

Et c’est libre ?

Non 🙁 à part le prix

Alexis Lecointe qui a relancé l’édition de ce planisphère avec l’accord de son auteur Gérad Onesta a émis la demande de libérer ce planisphère, mais sans succès dans ce texte (p4) il nous relate son dialogue avec l’auteur :

j’ai compris les besoins de G. Onesta en termes d’éthique, et je suis garant du respect de celle-ci. En gros il faut surtout éviter que ce planisphère serve à faire du « green washing », soit récupéré pour des motifs mercantiles par des entreprises privées, ou utilisé par des partis politiques ou individus clairement adversaires des valeurs écologistes. Pour l’instant, il ne sera pas en licences libres Creative Commons http://creativecommons.fr/), par exemple, mais j’espère qu’à l’avenir nous en rediscuterons:

Moi aussi je l’espère ! J’ai quand même choisie d’appuyer ce planisphère parce que c’est une œuvre renversante et je ne désespère pas, un jour, croiser Gérard Onesta et lui en causer deux mots. Parce que vraiment Gérard, si tu me lis, je penses que ton travail serait encore plus beau & pertinent dans le domaine public ou sous licence libre (Licence CC0). Ne serait-ce que pour faciliter sa diffusion. De plus, je ne suis pas certain qu’un Copyright garantisse une utilisation éthique de ce beau planisphère

S’en procurer

Je ne sais pas vous mais je compte bien retapisser tous les planisphères de mes proches avec celui-ci qui me semble « plus juste ».

Tarif : à partir de 7€ l’unité (à la dernière ré-édition c’était prix fixe 12€ l’unité)

Caractéristiques : impression quadrichromie sur papier Cyclus Print 350 g/m2 (recyclé), encres végétales, dimensions 70 cm * 100 cm. Se transporte le plus facilement roulée, entourée d’un élastique.

Pour le moment seul des points de dépôts sont disponible à travers la France :NANTES (44), GOUTEVERNISSE (31), TOULOUSE (31), SAINT-MOREIL (23), CHARENTON (94), RENNES (35),  CALAIS… Alexi s’organise en ce moment pour proposer un envoi postal. Plus d’info sa page

Le mot de la fin

« la critique c’est nécessaire, mais l’invention c’est vital, car dans toute invention il y a une critique de la convention » (Gustave Parking)

Cuiseur solaire parabolique

Moins consommer d’énergie ça m’intéresse, donc si on peut aussi le faire pour la cuisson des aliments je prends. J’ai donc tester le cuiseur solaire parabolique, autrement appelé le concentrateur solaire.

Test / Construction d’un concentrateur

Je n’en avait jamais approché en fonctionnement. Je me suis donc lancé dans la fabrication rapide d’un petit à base de parabole satellite et adhésif miroir :

C’est impressionnant de passer un papier devant le faisceaux du cuiseur, bricolé, ça brûle enflement en quelques secondes. Pour le thé ça fonctionne aussi très bien (compter 1/4 d’heure). Cependant pour une cuisson plus lourde type courgette ça n’a pas bien fonctionné, pourtant c’est resté toute une après-midi au soleil mais il a fallu terminer au gaz…

Mais pourquoi ça n’a pas bien fonctionné ?

  1. Ma parabole n’est vraiment pas grande (60 de diamètre) il faudrait un peut plus grand je pense. De plus les paraboles satellites ne sont pas très incurvés ;
  2. Mes récipients / casserole  ne sont pas approprié : l’idéale c’est couvert, de couleur sombre et « fin » (pas de tellière en fonte par exemple :-/) pour que la chaleur se conduise bien ;

Je suis convaincu que ça peu fonctionner correctement en le fabriquant soit même. Voici donc des ressources pour aller plus loin :

L’acheter

Parce que quand même, de temps en temps, je me dis que le faire soit même ça va être chaud patate avec mon outillage, mes connaissances, j’ai craqué, j’en ai commandé un au père noël. Et voici ce qu’il m’a apporté, un COOKUP INOX de chez idcook :

Je suis très content de cet objet et l’utilise quasi tous quotidiennement en cette période estivale. L’objet est léger ce qui facilite ça manipulation. Quelques petits points interrogation sur la durée dans le temps des jonctions entre les tubes inox (qui sont en plastique) et des miroirs (en plastique moue) nous verrons bien…

La prochaine étape c’est le four solaire

Portillon & son loquet en palette

Petit portail de 3 éléments (3×80) réalisé en une journée. Des planches de palettes en lignes, au dos des Z. Ensuite 4 bastaings de palette enfoncés à 60cm dans le sol à la masse pour soutenir les 2 parties fixes (gauche / droite). Le portillon central est gondé sur une de ces deux parties. Il a été découpé après avoir été posé pour faciliter le dessin de la courbe qui suit la végétation.

Edit du 08/06/16 : j’ai fais une bêtise sur le Z de l’ouvrant. La barre oblique de celui-ci devrait être dans l’autre sens pour qu’il ne s’affaisse pas… Il faut donc que le bas de la barre oblique soit prêt du gond du bas et que le haut de l’oblique soit en haut côté ouvrant (pas comme sur les photos)

Le loquet/poignée

La contrainte c’était d’avoir la possibilité d’ouvrir des deux côtés. Ici pas besoin de verrou.

Il a fallu faire un second point d’accroche entre les deux côtés de la poignée et donc usiner une autre planche du portillon pour que ça soit plus solide.

Le résultat est sympa mais pas non plus hyper pratique. Cela ne glisse pas très bien dans le guide…  mais bon « c’est moi qui l’ai fait ! »

L’électricité dans la yourte

Pour le moment, la yourte est raccordée au réseau électrique. Nous sommes branchés sur le compteur de notre hôte. Pour ce faire, une tranchée a été creusée et nous avons passé du 6mm² étant donnée la distance.

Je n’ai jamais fais d’électricité avant ça, j’ai fait un BEP électronique, ce qui m’a permis de commencer avec la partie théorique déjà en main (sur la tension, l’ampérage etc…) mais l’électronique et l’électricité c’est quand même bien différent… J’ai donc acheté un livre « l’installation électrique comme un pro » et ça m’a bien aidé. En tout cas rien n’a sauté, tout a fonctionné du premier coup (ce dont je ne suis pas peu fier).

Mon arrivée est branchée dans un petit tableau, sur un différentiel de 200mA. J’ai ensuite deux disjoncteurs :

  • 20A pour les prises de courant
  • 10A pour l’éclairage

J’ai pris le parti de ne passer qu’un câble (2,5mm²) sur les 3/4 de la yourte (pour éviter l’effet bobine). Sur ce câble, dès que j’ai besoin de mettre une ampoule, une prise je coupe et dérive… C’est un câble normalement utilisé pour le triphasé. Il y a donc 5 brins, j’ai détourné son usage et la norme des couleurs pour mon usage :

  • Bleu : neutre circuit prise
  • Marron : phase circuit prise
  • Gris : neutre circuit éclairage
  • Noir : phase circuit éclairage
  • Verre/jaune : terre

Voici le schéma complet de mon installation. Je n’ai que deux ampoules (LED) & 6 prises (aucune résistance électrique, grille pain ou autres…)

élec-implantation

Pour l’installation dans la yourte j’ai récupéré du contre-plaqué que j’ai découpé en losange pour entrer dans les croisillons des murs. Le tout est ensuite noué au croisillon. Voici quelques photos de l’installation :

Évier/lavabo sans eau courante ni électricité

Pour que même sans eau courante, ça soit quand même confortable, j’ai bricolé un robinet avec une pompe à pied de bateau. Le principe, c’est un bidon d’eau propre qui se vide dans un second bidon d’eau sale. Ce sont des bidons de 20 litres car au delà ça commence à faire lourd pour moi quand c’est plein. Pour la pompe c’est une pompe à pédale WHALE « Gusher MK3 » achetée ~60€ sur un site de petites annonces d’occasion. Il y a bien d’autres modèles : à mains, moins cher (moins de débit). Je ne regrette pas ce choix, elle reste amorcée, le débit est bon et ajustable selon la pression exercée. Je rajouterais que c’est quand même hyper pratique d’avoir les mains libres pour un évier, je ne comprends plus pourquoi ça n’est pas plus généralisé.

Le meuble en palette pour accueillir l’évier :

Le meuble à été traité au vernis alimentaire. Il reste des finitions à faire : des étagères dans le meuble, un petit rideau en tissu mais l’idée est là…

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Pourquoi pas d’eau courante ?

Le parti pris pour l’eau dans la yourte est : pas d’eau courante. Pour une raison simple, c’est que quand j’ai accès à l’eau courante j’ai tendance à l’utiliser bien trop. En tout cas plus que si je dois aller chercher l’eau (même tout près). Et le problème n’est pas tant l’arrivée d’eau que l’évacuation / le traitement des eaux souillées. N’ayant pas l’envie/le temps de mettre un système d’épuration en place (qui est en plus difficilement nomade donc pas très compatible avec la vie en yourte), le choix d’avoir l’eau courante juste devant la yourte et de remplir des jerricans pour amener l’eau dans la yourte s’est imposé. Le bidon d’eau propre se vide dans le bidon d’eau sale qui est ensuite utilisé pour arroser le jardin… Il est donc impératif de ne pas utiliser de produits néfastes pour l’homme, la nature et les animaux. Même si, en l’occurrence ça permettrait de constater leur effet direct… :-/

Bibliothèque/escalier pour lit mezzanine en palette

Le lit mezzanine c’est pratique quand on a peu de place. Mais il est vrai que la descente, surtout le matin, peut être rude sur une échelle à la verticale.

Nous avions à notre disposition un marche pied comportant 2 marches. Nous avons fabriqué un meuble en palette pour ajouter deux marches ce qui nous fait grimper à 1m (ce qui est suffisant pour se glisser dans le lit). Une belle journée de travail et voilà le résultat :